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STAGE effectué à l'issue de la 4è année au Département de Physique de l'INSA Toulouse du 3 Mai au 31 Août 1999. |
CARACTERISATION ET FABRICATION DE DELs basées sur des multiples puits quantiques de Si/SiGe
Ce projet a été réalisé à
l'Institut
de Science des Matériaux, département de Génie
Electrique, Université de Wuppertal en Allemagne,
sous la tutelle du Prof. Dr. Clivia Sotomayor Torres et de Tamim
P. Sidiki, du 3 Mai au 31 Août 1999 (4 mois).
Ce travail de Recherche envisageait l'utilisation de
multiples puits quantiques (MPQ) de Si/SiGe (Si : Silicium ; Ge : Germanium)
en tant qu' émetteur de lumière potentiel. Dans une première
étape, les échantillons furent caractérisés
par photoluminescence et par spectroscopie Raman, tandis qu'une seconde
étape consista à fabriquer une diode électroluminescente
basée sur de multiples puits quantiques de Si/SiGe.
La caractérisation optique des échantillons
à multiples puits quantiques de Si/Si0,77Ge0,23 a donné des
résultats encourageants motivant ainsi la fabrication d'une diode
électroluminescente (DEL). La caractérisation électrique
qui a suivi le processus de fabrication a démontré que la
diode émet de la lumière dans le domaine du proche infrarouge
(autour de 1,3 µm) y compris à température ambiante.
En conséquence, même si d'autres améliorations restent
à accomplir pour le futur, la potentialité de telles structures
pour réaliser un appareil émetteur de lumière basé
sur le Silicium a été clairement mise en évidence.
La caractérisation optique a été
composée principalement de spectroscopie par
photoluminescence. Les différentes expériences ont
montré les intéressantes propriétés des échantillons
à MPQ de Si/SiGe qui émettent de la lumière autour
de 1,3 µm. La baisse de la luminescence avec la montée en
température reste le principal désavantage de ce système.
D'autre part, l'importance de la contrainte au sein du MPQ de Si/SiGe a
été démontrée en étudiant l'effet de
recuit à différentes températures des échantillons.
La structure à MPQ doit être composée de fines couches
(qui sont ainsi contraintes) pour produire des propriétés
luminescentes satisfaisantes. Néanmoins de nouvelles recherches
doivent être accomplies dans ce domaine pour clarifier les mécanismes
de relaxation de la contrainte qui ont lieu au sein des couches épitaxiées,
au cours de la procédure de recuit par exemple. En ce qui concerne
ce point particulier, le rôle du processus de croissance des échantillons
est aussi crucial. Des techniques d'épitaxie de haute qualité
doivent être employées afin d'obtenir de telles nanostructures
qui doivent être exemptes de tous défauts pour éviter
la luminescence liée aux dislocations. Cette luminescence rentre
en effet en compétition avec la luminescence recherchée due
à l'alliage SiGe.
La seconde technique de caractérisation utilisée
fut la spectroscopie par diffusion Raman.
Même si des résultats intéressants ont été
obtenus avec cette méthode, il est difficile de réellement
conclure sur son utilité dans l'étude d'échantillons
de MPQ de Si/SiGe. Une poursuite du travail commencé est nécessaire,
celui-ci devra utiliser une meilleure résolution et éventuellement
des échantillons de paramètres différents. En effet
la spectroscopie Raman peut donner des informations sur la concentration
en Germanium de l'alliage, ou encore et surtout sur la contrainte au sein
de la structure en multiples puits quantiques.
Au delà de ces considérations, les résultats
de photoluminescence, principalement ceux obtenus sur les échantillons
recuits, ont donné matière à une publication scientifique
pour le Laboratoire. Un article a été présenté
lors d'une conférence internationale ("Silicon Epitaxy and Heterostructures".
Septembre 1999, Myagi, Japon) et a été publié dans
le journal Thin Solid Films : "Optical
and structural characterization of Si/SiGe heterostructures grown by RTCVD"
(version pdf).
La seconde partie de mon projet consistait à
fabriquer une diode électroluminescente
et à la caractériser électriquement.
Ce travail fut couronné de succès puisque la diode fabriquée
émet de la lumière à la température ambiante.
Ce résultat positif prouve non seulement les propriétés
de luminescence de la structure à multiples puits quantiques de
Si/Si0,77Ge0,23 mais aussi l'utilité de l'ITO (Oxyde d'étain
et d'indium) en tant que contact transparent d'une DEL. Pour la première
fois, des diodes électroluminescentes ont été réalisées
en utilisant de l'oxyde d'Indium et d'Etain comme contact supérieur
de la diode.
Cependant la procédure de fabrication n'était
pas parfaite. Par exemple, la fabrication d'une structure "mesa", qui aurait
permis d'augmenter la densité de courant à travers la structure,
a du être abandonnée. Des doutes sur la qualité des
contacts électriques effectués peuvent également être
formulés. En utilisant un processus de fabrication de plus grande
qualité, on peut espérer obtenir de meilleures propriétés
de la diode.
Dans tous les cas, la localisation spatiale des porteurs,
qui sont confinés selon une dimension (structure 2D) dans ce projet,
semble être une solution satisfaisante pour la réalisation
de DELs. A fortiori un confinement selon les trois dimensions en utilisant
des boîtes quantiques (quantum dots) de Si/SiGe dans la région
active peut probablement être le meilleur moyen d'améliorer
les propriétés de la DEL.
D'une manière plus générale, ce stage dans un laboratoire de Recherche étranger, en ouverture sur l'international, m'a permis de mettre en oeuvre mes compétences acquises lors de ma formation à l'INSA. Il m'a également permis d'acquérir de nouvelles connaissances, en particulier en suivant plusieurs cours du Professeur Clivia Sotomayor Torres sur l'importance grandissante des nanostructures pour l'électronique du futur. J'ai pu travaillé de manière autonome, et également en équipe, en contact avec mon tuteur Tamim Sidiki et avec les autres membres du laboratoire ; ma langue de travail était l'anglais dont ma pratique a considérablement été amélioré grâce à ce séjour à l'étranger. La diversité de mon projet m'a permis d'utiliser une grande diversité d'équipements présents au laboratoire, de la chaîne de mesure de photoluminescence à l'évaporateur MBE pour la déposition d'ITO.
Appareillages et techniques utilisés :
spectroscopie par photoluminescence
(laser Ar+, cryostat, double spectromètre, photodiode
au Ge pour la détection du signal)
spectroscopie par diffusion Raman (laser Ar+, triple spectromètre,
détection par caméra CCD)
déposition de l'ITO : évaporateur de type MBE
(Epitaxie par jets moléculaires)
MEB (Microscopie électronique par balayage)
caractérisation électrique : mesure du courant, de
la résistivité, ...
spectroscopie par électroluminescence
Plus d'informations :
Pour plus d'informations, un rapport
de stage en anglais a été rédigé. Contact :
schabert@chez.com.
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